Vient de paraître aux Editions L'Harmattan :
J. ELAYI
Le Survivant
Roman - Paris 2009- 21.5€
Francis reste le seul survivant au milieu des ruines de son village. Il fixe pourtant les ruines antiques du temple d’Echmoun sur l’autre versant de la vallée car elles ont en commun un lourd secret de sang et de larmes. Que s’est-il passé lors de cette terrible nuit de janvier 1976, dans ce village chrétien du Liban où toutes les communautés vivaient en harmonie ? Ce paisible professeur d’histoire entame une inexorable descente au fond du désespoir, qui va l’entraîner dans une mystérieuse expérience initiatique, à contre-courant du temps. Sa raison va-t-elle sombrer dans une confusion du passé et du présent, où la guerre est un éternel recommencement ? A travers une quête mystérieuse et d’étranges rencontres, Francis réussira-t-il à modifier le cours de l’histoire grâce à sa connaissance de l’avenir ? Acceptera-t-il son destin dans cette vallée hors du temps, où les échos lointains du monde viennent s’échouer et se dissoudre ?
Illustration : Laurent Elayi, Mediatechnix
Vient de paraître aux Editions Peeters :
J. ELAYI and A.G. ELAYI
The Coinage of the Phoenician City of Tyre
in the Persian Period (5th-4th cent. BCE)
Leuven – Paris – Walpole, MA 2009
Orientalia Lovaniensia Analecta 188, Studia Phoenicia XX
Following our Sidonian corpus published in 2004, here is the second most expected corpus of a Phoenician coinage in the Persian period (5th-4th cent. BCE) : the corpus of the city of Tyre containing a chronological catalogue of 1,814 silver and bronze coins. The numismatic analysis allowed us, in particular, to study the monetary production, the volume of emissions and the manufacturing techniques and processes. The metrological study focused on using our statistical method to identify with precision the modified standard of the shekel and its fractions. This is the most objective and least biased method to process these statistical data. We have studied the change of standard (a devaluation from 13.56 to 8.77g) and reached most interesting conclusions regarding the function of silver denominations and bronze coins. The Tyrian workshop was innovative by inaugurating a yearly dating system around 388 BCE, and just like the Sidonian, used circular moulds, reduced flan diameter and minted bronze coins. The study of monetary inscriptions has enriched our knowledge of Tyrian writing. The analysis of iconography has provided a variety of information related to religion and political ideology of this city. This book is also an important historical book on Tyre and on the Persians’ Western policy, based on the results of numismatic analysis, combined with all the other sources such as Phoenician and non-Phoenician inscriptions, Greek and Latin texts, archaeological data... It provides fundamental information on this period of the city, almost unknown from excavations : in particular her significant difficulties in the first part of the 4th cent. and her prosperity during the reign of King Ozmilk (347-333/2), in contrast to the decay of Sidon at that time.
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Vient de paraître aux Editions Idéaphane :
J.
ELAYI
Pièges
pour historien et recherche en péril
Paris 2004. Un volume
16x24 de 192 pages - 19€
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J.
ELAYI
La
face cachée de la recherche française
Paris 2005. Un volume
16x24 de 224 pages - 20€
Révélations d'un chercheur!
Ce livre est le témoignage et le plaidoyer d’un chercheur sur la nécessité d’une réforme en profondeur de la recherche française. La crise de la recherche a officiellement éclaté le 7 janvier 2004, début du mouvement contestataire des chercheurs, mais elle est en réalité plus ancienne et plus grave qu’on ne le dit. Tous les indicateurs convergent pour montrer le recul et la déficience de cette recherche sur le plan international. L’opinion publique a été manipulée tout au long du conflit entre les chercheurs contestataires (non représentatifs de toute la communauté scientifique) et le gouvernement. Le cœur du problème se trouve dans les dysfonctionnements de l’évaluation des chercheurs et dans certains défauts d’application de leur statut de fonctionnaire. Ce livre ose dévoiler pour la première fois la face cachée de la recherche française : il déconstruit les faux discours, pose les vrais problèmes, analyse les questions tabous et fait des propositions qui pourraient aider la recherche à sortir de la crise et à exister à nouveau sur la scène internationale.
TABLE DES MATIERES
Introduction
Chapitre I : Bénéficiaire et victime du système de recherche
Chapitre II : La crise de la recherche, version officielle à décrypter
Chapitre III : L’évolution de la crise après les Etats généraux
de Grenoble
Chapitre IV : L’impossible évaluation ?
Chapitre V : Le statut de chercheur fonctionnaire est-il un « crime contre
l’esprit » ?
Chapitre VI : La lutte des pouvoirs et le rôle des « hommes doubles
» en sciences humaines
Chapitre VII : Faut-il supprimer les sciences humaines ?
Chapitre VIII : Quel avenir pour la recherche historique
Conclusion : Bilan d’une crise et perspective d’une réforme
Commande
:
- par courrier : Idéaphane, 92 rue de Lourmel, 75015 Paris
- par internet: http://www.pieges-pour-historien.com
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Vient de paraître aux Editions GABALDA :
J.
ELAYI
Byblos, cité sacrée (8e-4e s. av. notre ère)
Supplément
n° 15 à Transeuphratène. Paris 2009.----
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B.
GOSSE
L'influence du livre des Proverbes sur les rédactions bibliques à l'époque perse
Supplément
n° 14 à Transeuphratène. Paris 2008.
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T.
RÖMER éd.
La construction de la figure de Moïse
Supplément n° 13 à Transeuphratène. Paris 2007.
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J.
ELAYI
Abdashtart
Ier / Straton de Sidon : un roi phénicien
entre Orient et Occident
Supplément
n° 12 à Transeuphratène. Paris 2005. Un
volume 16x24 de 191 pages, 2 figures et 5 planches - 54€
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J.
ELAYI et
A.G. ELAYI
Le monnayage de la cité phénicienne
de Sidon
à l'époque perse (Ve-IVe s. av. J.-C.)
Supplément
n° 11 à Transeuphratène. Paris 2004. Deux
volumes 16x24 de 790 pages, 68 figures et 77 planches - 140€----------------
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B.
GOSSE
La constitution du corpus des écritures à
l'époque perse,
dans la continuité de la tradition biblique
Supplément
n° 10 à Transeuphratène. Paris 2003. Un
volume 16x24 de 241 pages - 45€
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A.
LEMAIRE
Nouvelles inscriptions araméennes d'Idumée
Tome II
Supplément
n° 9 à Transeuphratène. Paris 2002. Un
volume 16x24 de 285 pages et 69 planches - 77€
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J.
ELAYI et J. SAPIN
Quinze
ans de recherche (1985-2000) sur la Transeuphratène à l'époque
perse
Supplément
n° 8 à Transeuphratène. Paris 2000. Un volume 16x24 de 726
pages et 15 figures - 72€
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J.
ELAYI et H. SAYEGH
Un
quartier phénicien du port de Beyrouth au Fer III/Perse. Archéologie
et histoire
Supplément n° 7 à Transeuphratène. Paris 2000. Un volume 16x24
de 426 pages et 59 planches - 94€
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J.
ELAYI et H. SAYEGH
Un quartier
phénicien du port de Beyrouth au Fer III/Perse. Les objets
Supplément n° 6 à Transeuphratène. Paris 1998. Un volume 16x24
de 365 pages et 40 planches - 92€
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Transeuphratène 31, 2006
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Transeuphratène 32, 2006
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Transeuphratène 33, 2007
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Transeuphratène 34, 2007
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Transeuphratène 35, 2008
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Transeuphratène 36, 2008
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Transeuphratène 37, 2009
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Transeuphratène 38, 2009
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Editions Ennerre :
J.
ELAYI et A. LEMAIRE
Graffiti
et contremarques ouest-sémitiques sur les monnaies grecques et proche
orientales
(Collection
Glaux) Milan 1998
|
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CRISE DE LA RECHERCHE
ET AVENIR DE L’HISTOIRE ANCIENNE DU PROCHE-ORIENT
(Information de Josette Elayi)
1) Article du Figaro, 14 février 2005, Débats
et opinions
Plaidoyer pour un vrai partenariat avec le gouvernement : les chercheurs français
de nouveau tentés par la rue
par Josette Elayi*
Un an après le mouvement contestataire « Sauvons
la recherche » qui a remporté un vif succès auprès
de l’opinion publique, les chercheurs de ce mouvement et les organisations
syndicales de chercheurs ont repris le même scénario avec une
nouvelle pétition « Nous sauverons la recherche ».
Ils rejettent l’avant-projet de loi de programmation et d’orientation
de la recherche préparé par le gouvernement. Ils demandent «
solennellement qu’un nouveau projet de loi soit élaboré,
qui reprenne les recommandations et la programmation budgétaire faites
par la communauté scientifique dans le texte des états généraux
de la recherche ». Mais, contrairement à ce qu’ont déclaré
ses auteurs, ce texte, bien qu’important, n’était nullement
représentatif de toute la communauté scientifique, et les ministres
François Fillon et François d’Aubert ont clairement précisé
qu’ils tiendraient compte de tous les rapports qui leur étaient
adressés, par tous les organismes et les personnalités du monde
scientifique. La nouvelle pétition « Nous sauverons la recherche
» reproche à l’avant-projet de loi de ne pas suivre à
la lettre toutes les propositions du texte des états généraux,
et de privilégier l’innovation et la recherche appliquée
en entreprise, au détriment de la recherche fondamentale et des laboratoires
publics. Ne nous y laissons pas prendre une nouvelle fois : les principales
raisons qui ont provoqué ce deuxième mouvement des chercheurs
sont tout autres et n’ont pas été explicitées.
Tout d’abord, ils n’acceptent pas la réforme de l’évaluation
qui leur est proposée. Petit rappel : jusqu’à présent,
au CNRS par exemple, le Comité National évaluait à peu
près tout : les candidatures au recrutement, les promotions des chercheurs,
les laboratoires, les projets, leur financement et leur suivi, et la stratégie
de la recherche. Les membres de ce Comité étaient élus
par les chercheurs pour deux tiers, et nommés par la Direction pour
un tiers ; inutile de préciser que les listes électorales et
le nominations ne reposaient pas souvent sur des critères scientifiques.
Résultat : les chercheurs, c’est-à-dire les réseaux
divers à l’œuvre dans ce Comité, détenaient
le pouvoir. Les propositions contenues dans le texte des états généraux
visaient à renforcer encore davantage ce pouvoir corporatiste.
Or, certaines des mesures figurant dans l’avant-projet du gouvernement
« donnent des boutons », comme certains l’ont écrit,
aux chercheurs contestataires. Premièrement, il propose que les élus
ne soient plus majoritaires, mais minoritaires, et que tous les évaluateurs
justifient de qualités scientifiques indiscutables. Il demande l’ouverture
aux experts étrangers, la transparence des critères choisis
et la publication des résultats de l’évaluation. Il propose
aussi l’ajustement indispensable avec les systèmes internationaux
d’évaluation, la mise en concurrence des équipes, la sélection
des projets en fonction de leur pertinence, l’encouragement de l’excellence
de la recherche, et la reconnaissance du mérite des chercheurs compétents
par des primes diverses et des promotions. On aura bien compris que ces mesures
proposées par le gouvernement, qui se justifient tout à fait
d’un point de vue scientifique, visent aussi à réduire
à juste titre le pouvoir corporatiste dans les organismes de recherche.
Il reste à souhaiter que l’on ne tombe pas dans le travers inverse
: un contrôle étatique excessif. On pourrait peut-être
aborder cette réforme vitale pour l’avenir de la France avec
un vrai partenariat entre les chercheurs et le gouvernement, en effectuant
de part et d’autre les concessions et les efforts nécessaires
pour atteindre l’objectif commun : débloquer la situation et
sortir la recherche française de la grave crise où elle se trouve
pour la faire de nouveau exister sur le plan international.
* Chercheur au CNRS, SHS, Section 32.
2) Article du Figaro, 27 décembre 2004, Débats et opinions
L’évaluation des chercheurs en question
par Josette Elayi*
L’évaluation constitue le problème le
plus fondamental de la recherche, car elle en conditionne tous les aspects
(financements, qualité et pertinence des résultats, visibilité
des projets, stratégies et politique de la recherche). Presque tout
le monde le reconnaît, mais personne ne s’accorde sur une procédure
valable. La question est très difficile et, disons-le, touche aux privilèges
de quelques-uns. On a beaucoup dit de la procédure qu’elle devait
être « démocratique et effectuée par les pairs »
: certes, mais comment garantir une évaluation indépendante,
neutre et scientifiquement correcte ? Le rapport du CIP (Comité d’Initiative
et de Proposition) du 25 octobre ne propose rien de concret pour résoudre
ce problème. Il faut d’abord s’entendre sur une définition
commune des critères d’évaluation d’un chercheur
: si l’on veut sauver la recherche, les critères scientifiques
devraient être déterminants, alors que d’autres critères
avancés comme les qualités pédagogiques, la mobilité,
la faculté d’intégra-tion, la participation aux travaux
d’intérêt général du laboratoire etc., ne
relèvent pas du registre de la recherche. L’évaluation
des autres activités du chercheur et de l’enseignant-chercheur
n’est pas concernée par ma proposition car elle doit reposer
sur d’autres critères.
La compétence des évaluateurs devrait être assurée
en permanence par leur propre évaluation, et leur indépendance
garantie. La transparence de leur démarche devrait pouvoir être
vérifiée par l’accès des chercheurs à toutes
les pièces des dossiers d’évaluation comme cela se fait
en Suède par exemple. Pour sortir du recrutement endogène et
de la cooptation, une large ouverture devrait être faite aux experts
extérieurs aux commissions d’évaluation, français
et étrangers, ce qui se fait dans plusieurs pays et qui est tout à
fait envisageable dans le contexte européen. Cette ouverture aurait
aussi l’avantage de fournir des experts pour toutes les disciplines
représentées. En cas de litige avec la commission d’évaluation,
le chercheur devrait disposer d’un recours juridique qui statue sur
le fond et pas seulement sur les vices de forme comme cela se passe actuellement
avec le Conseil d’Etat.
Avant de chercher à définir les instances d’évaluation,
leur composition et la durée de leur mandat comme le fait le CIP, il
faut clarifier la procédure d’évaluation elle-même.
Pour faciliter et assainir cette procédure, je propose d’établir
une grille de lecture commune pour tous les chercheurs, une sorte de dossier
à points. Il ne s’agit pas de faire de la bibliométrie
comme dans les pays anglo-saxons, mais de prendre en compte tous les éléments
susceptibles d’être quantifiés pour caractériser
les activités des chercheurs et mettre au point une procédure
adaptée à la France. Ainsi, il faudrait fixer le nombre de points
à attribuer par exemple pour la publication d’un ouvrage spécialisé
reconnu par la communauté scientifique internationale, pour un article
dans une revue internationale avec comité de lecture, pour l’organisation
d’un colloque international spécialisé, pour la commercialisation
d’un brevet, pour la direction d’une thèse, pour la direction
annuelle d’une équipe de chercheurs, etc.
Cette grille de lecture a besoin d’être soigneusement analysée
et définie avec précision au travers d’une concertation
avec tous les partenaires concernés. Le grand avantage du dossier à
points réside dans le fait que l’évaluation scientifique
a déjà eu lieu en amont de manière en principe objective,
en tout cas beaucoup plus objective que dans le système endogène
actuel. Le dossier à points mettrait fin aux appréciations subjectives,
partiales et incompétentes, aux injustices, aux privilèges,
aux discriminations, notamment sexistes (sans plus de nécessité
de recours aux quotas), et garantirait une recherche de qualité.
La procédure du dossier à points, bien conçue et bien
définie, pourrait être étendue, en l’adaptant, à
tous les niveaux de l’évaluation de la recherche, y compris au
conseil scientifique du pilotage stratégique, dont la compétence
scientifique doit être particulièrement garantie si l’on
veut qu’elle constitue une base solide pour guider le gouvernement dans
sa politique de recherche.
Cette procédure permettrait aussi de régler les dysfonctionnements
du statut de chercheur car cette question est indissolublement liée
à celle de l’évaluation. Le soutien fort de la recherche
publique par l’Etat constitue une tradition et une richesse de la France.
Les aspects positifs du recrutement à vie des chercheurs sont incontestables
: sécurité, stabilité, continuité, disponibilité,
garantie contre les éventuelles pressions politiques ou économiques,
liberté des choix stratégiques, possibilité de projets
à long terme, etc. Mais comment remédier aux effets pervers
qui dévalorisent trop souvent le statut du recrutement à vie
: inefficacité, démotivation, paresse et médiocrité
? Que faire des chercheurs à plein temps et à vie qui sont insuffisamment
productifs pour des motifs divers, et qui nuisent à la qualité
de la recherche française ? Le CIP ne se pose même pas la question.
Au bout d’un laps de temps à définir avec tous les partenaires
concernés (4 ans ?), sachant que tout chercheur peut avoir un «
passage à vide », le dossier permettrait de comptabiliser les
points obtenus par le chercheur pendant cette période, afin de s’assurer
s’il doit toujours être maintenu à plein temps dans la
recherche ou s’il est préférable de le réorienter.
Un chercheur démotivé et improductif pourrait, tout en gardant
son statut de fonctionnaire qui est un acquis social, être réorienté
vers d’autres activités mieux adaptées et plus motivantes,
qu’il choisirait lui-même : par exemple le transfert et l’application
des connaissances dans les entreprises, la valorisation de la recherche, l’enseignement,
la diffusion de l’information et de la culture scientifique, l’administration
ou même un autre secteur de la fonction publique.
On pourrait ajouter à ces mesures des primes de recherche substantielles
(et non symboliques comme par le passé), des crédits incitatifs
pour des projets particuliers, et une revalorisation des carrières,
qui deviendraient alors plus attractives pour les jeunes et les chercheurs
étrangers. Le résultat de toutes ces mesures serait une recherche
efficace et de qualité, faite par des chercheurs à plein temps,
sécurisés et motivés. Ce serait donc une recherche compétitive
sur le plan international.
* Chercheur au CNRS.